La Graphothérapie

La graphothérapie est la rééducation de l’écriture manuscrite lorsque cette dernière ne remplit plus sa fonction d’outil de communication aisé et efficace. Son objectif est de restaurer les fonctions graphiques perturbées pour libérer l’écriture des contraintes qui l’empêchent de progresser vers l’aisance et de trouver son expression personnelle.

Qui est concerné ?
Enfant, dès l’apprentissage de l’écriture (Grande Section de Maternelle)
Adolescent (collégien, lycéen, étudiant)
Adulte (n’aimant pas l’esthétisme de son écriture, ayant perdu l’usage de sa main scriptrice, dont l’écriture est désorganisée suite à un accident de santé ou à la vieillesse)
Quand Consulter ?
  • L’écriture de votre enfant est illisible, difficile à déchiffrer ;
  • Il tient mal son stylo ;
  • Il est lent et il n’a jamais fini dans le temps imparti ;
  • Il est pénalisé et découragé par les remarques de ses enseignants (cahiers sales, mal tenus, manquant de soin ;
  • Il souffre de crispations ou de douleurs lorsqu’il écrit (doigts, main, poignet, bras…) ;
  • Il n’aime pas écrire ou fait un blocage face à l’écrit ;
  • Il a une mauvaise organisation de la page (problème de tenue de ligne et de mise en page ) ;
  • Il a des difficultés à manipuler ses outils scolaires ;
  • Il ne parvient pas à prendre en note ses cours au collège ou lycée ;
  • Votre enfant est précoce, sa main scriptrice ne suit pas la vitesse de sa pensée ;
  • Il souffre d’un trouble DYS (dyspraxie, dyslexie, dysorthographie…) ;
  • Et à toute personne qui n’aime pas son écriture et souhaite l’améliorer, qui souffre de crampe de l’écrivain ou qui, à la suite d’un accident ou d’une maladie, a perdu l’usage de sa main scriptrice.
Exemples de difficultés d'écriture
  • Ecriture illisible

    Les autres (et parfois le scripteur lui-même) n’arrivent pas à la relire : les lettres sont mal formées, imprécises ou bien leur tracé est trop éloigné de la norme calligraphique. Les liaisons sont mal maîtrisées et ne favorisent pas l’identification du mot, les espaces interlettres et intermots sont inégaux, la tenue de ligne est aléatoire, la direction est imprécise, la forme est escamotée par un mouvement mal contrôlé.

  • Mauvaise tenue du stylo

    Les doigts du scripteur sont crispés sur le stylo, il ressent des douleurs aux doigts, à la main, au poignet… Une tenue de l’instrument scripteur inadaptée ou de mauvaises habitudes installées ne permettent pas un tracé graphique précis et sûr.

  • Ecriture trop lente ou trop rapide

    L’écriture est perçue comme lente lorsqu’elle ne parvient pas à suivre le rythme attendu. En classe, l’enfant n’a pas le temps de recopier sa leçon, il ne termine pas ses exercices ou ses évaluations en temps voulu.
    A la maison il passe trop de temps à faire ses devoirs.
    Cette lenteur peut être le résultat d’un perfectionnisme ou d’une recherche de précision. Le désir de bien faire freine l’écriture du scripteur et le retarde par rapport à ses camarades de classe, ce qui peut le mettre en échec.

  • Ecriture fatigante, voire douloureuse

    Le but de la rééducation est d’obtenir le maximum d’efficacité avec le minimum d’effort de sorte que l’écriture devienne un automatisme. Une écriture est fatigante lorsque le scripteur peine à conserver un rythme régulier dans le temps. Le geste requiert une telle énergie qu’il n’est pas possible de la maintenir dans la durée. Le scripteur s’épuise, la vitesse décroît puis le rythme reprend avant de se réduire à nouveau.

  • Ecriture manquant de soin

    Ratures, taches, coulées d’encre, mise en page non structurée. L’enseignant peut refuser de corriger la copie ou enlever des points en raison de l’ambiguïté de certains tracés ou de sa lassitude à lire des copies ou des cahiers peu soignés.

  • Angoisse, blocage face à l’écrit

    Le bilan (dont le diagnostic est à valider par un médecin) va permettre d’identifier les causes du blocage qui peuvent être liées aux contextes (familial, scolaire, social…) ou d’anomalies intrinsèques (neurodéveloppementales).